Consommation responsable : les 5 atouts de la voiture électrique

Publié par le 05.06.2019 - 5 min

Capable de se déplacer sans émettre ni bruit, ni gaz d’échappement, la voiture électrique est d’ores et déjà identifiée comme l’une des solutions de choix pour réduire la pollution de l’air dans les centres-villes. Via les technologies qu’elle entraîne dans son sillage, elle favorise aussi des modes de consommation plus respectueux de l’environnement.

Atout #1

Zéro émission de CO2 à l’usage*

Avec la voiture électrique, finis les gaz d’échappement

ZOE Italie Perugia
Puisqu’il n’y a pas de combustion à l’intérieur d’un moteur électrique, son fonctionnement ne produit aucun gaz. C’est le principe du « zéro émission »*, grâce auquel les voitures électriques ne se voient pas imposer les restrictions de circulation mises en place lors des pics de pollution atmosphérique.

La mobilité électrique représente un des principaux leviers pour tenir les engagements pris dans la lignée de la COP21 et de l’Accord de Paris sur le climat. Les pays membres de l’Union Européenne se sont mis d’accord sur un objectif de réduction des émissions CO2 de 37,5 % pour les véhicules particuliers et de 31 % pour les véhicules utilitaires, à horizon 2030.
Ces mesures entreront en vigueur le 1er janvier 2020, lorsque la réglementation actuelle concernant les standards d’émissions de CO2 aura été abrogée.

Conséquence de ces ambitions : les voitures électriques sont aujourd’hui de plus en plus favorisées au quotidien. Elles profitent par exemple du stationnement gratuit dans de nombreuses grandes villes européennes. Elles sont aussi autorisées à rouler dans les centres-villes historiques italiens ou espagnols qui ferment habituellement leurs rues aux véhicules thermiques des non-résidents.
Elles bénéficient enfin d’avantages variés, qui vont de l’incitation financière au droit à circuler dans les couloirs de bus.

Atout #2

Des véhicules propices aux usages partagés

Une simplicité d’utilisation en autopartage

Autopartage Corrente Italie
Stationnez, branchez, et c’est réglé ! La voiture électrique est en mesure de recharger ses batteries dès qu’elle est arrêtée à proximité d’une borne de recharge. De ce fait, elle convient bien aux usages mutualisés, comme en témoigne le succès des services d’autopartage en Europe.

Certains de ces services s’articulent autour de stations de recharge, mais d’autres prennent la forme de flottes en libre-service qui permettent à l’usager de restituer le véhicule dans une zone géographique donnée, sans se soucier de le ramener à un emplacement précis.

Silencieuses et faciles à conduire, ces voitures électriques partagées constituent une solution de choix pour tous les petits trajets du quotidien. Les conducteurs qui les empruntent sont ainsi libérés des contingences habituellement associées à la détention d’un véhicule particulier.

Grâce à l’autopartage, une même voiture répond aux besoins de plusieurs utilisateurs, ce qui permet de diminuer le nombre total de véhicules présents sur les routes. L’opérateur de la flotte dispose d’outils dédiés à la supervision, pour recharger les voitures et les repositionner en fonction des besoins. Une logique de mutualisation qui favorise d’ailleurs le développement des infrastructures publiques de recharge.

Atout #3

La connexion au réseau

Des réseaux électriques de plus en plus intelligents

ZOE recharge V2G Porto Santo
La recharge d’un véhicule électrique ne se fait pas forcément de façon linéaire : la voiture est capable d’échanger des informations avec le réseau électrique qui l’alimente. Que l’on soit sur une borne de recharge privée, au domicile, ou sur une station de recharge publique, cette communication sert à adapter les paramètres de la recharge en fonction de paramètres extérieurs.

Cette recharge intelligente consiste par exemple à déclencher l’alimentation électrique quand la production dépasse la demande à l’échelle du réseau électrique.
A l’inverse, elle est temporairement mise en pause pendant les pics de consommation. Les fournisseurs d’électricité disposent ainsi d’une variable d’ajustement pour minimiser les déséquilibres sur le réseau et augmenter la part des énergies renouvelables intermittentes dans la production.

Le vehicle-to-grid (V2G) étend encore d’un cran cette logique de collaboration entre la voiture et le réseau électrique. Basé sur le principe de recharge bidirectionnelle, il permet à la voiture de réinjecter à la demande de l’électricité dans le réseau pour répondre à une urgence ou profiter à posteriori d’une énergie bas carbone solaire ou éolienne.

Ces technologies se combinent à l’échelle d’une maison ou d’un immeuble, pour par exemple développer l’autoconsommation d’une électricité produite localement.
Quand elles sont mises en œuvre à l’échelle d’un quartier ou d’une ville, on parle de
smart grid : un réseau de distribution intelligent au sein duquel tous les échanges énergétiques sont optimisés au plus proche du temps réel.

Atout #4

L’optimisation des composants

Des batteries utiles à toutes les phases de leur vie

Panneaux solaires Porto Santo
Ces différentes technologies élargissent le périmètre des services rendus par les batteries de voitures électriques. Le stockage stationnaire permet quant à lui de prolonger leur utilisation dans le temps. Elles y gagnent ainsi une « seconde vie ».

Le principe ? Il consiste à donner une seconde vie aux batteries ne répondant plus aux exigences de performance automobile, pour qu’elles stockent de l’énergie dans le cadre d’un usage stationnaire. Transformées en batteries domestiques, elles vont par exemple accumuler l’électricité produite en journée par les panneaux solaires installés sur le toit d’une maison pour ensuite la restituer pendant la nuit.
Elles peuvent aussi s’intégrer dans des projets de stockage à l’échelle d’une ville ou d’un site industriel, à l’image du projet Advanced Battery Storage développé par Renault.

Cette seconde vie retarde de plusieurs années l’étape du recyclage, tout en contribuant à favoriser la production d’électricité verte : un bel exemple d’économie circulaire !

Atout #5

Un entretien minimum

Le coût à l’usage réduit

ZOE Portugal Obidos
Il n’y a ni courroie de distribution, ni filtre à huile sur un moteur électrique ! L’absence de combustion, de boîte de vitesses et d’embrayage simplifie drastiquement les opérations. L’entretien d’une voiture électrique se limite au remplacement des pièces d’usure comme les pneus ou les plaquettes de freins, ainsi qu’au remplacement des consommables comme le liquide lave-glace. De ce fait, la maintenance ne représente qu’un poste de dépense modeste dans le coût d’usage associé à l’utilisation de la voiture.

*Ni émissions de CO2 ni polluants atmosphériques réglementés lors de la conduite, hors pièces d’usure

Copyrights : iStock, Giovanni TAGINI, Renault, Yannick BROSSARD, PLANIMONTEUR

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