Électrique, hybride, hydrogène : comprendre les différences

Publié par le 20.06.2018 - 5 min

Avec l’avènement des véhicules zéro émission, on entend désormais régulièrement parler de voiture électrique, de motorisation hybride ou de voiture à hydrogène. Que recouvrent exactement ces notions et comment s’y retrouver ? Suivez le guide.

Si pendant longtemps, la question de la motorisation s’est résumée à choisir entre essence et diesel, il faut désormais composer avec une technologie qui change la donne : le moteur électrique. Parfois, il supplante totalement son aîné, le vénérable moteur à combustion interne : on parle alors de voiture électrique. Dans d’autres cas, les deux technologies cohabitent au sein d’un même véhicule : c’est le modèle hybride, avec différents niveaux d’interaction possibles, en fonction des modes de recharge et de stockage de l’énergie prévus par le fabricant. Voici les différentes déclinaisons possibles et les explications associées.

Voiture 100 % électrique : la plus aboutie

 

Moteur de vehicule electrique Renault ZOE B10 vue fantome groupe motopropulseur
Groupe Motopropulseur ZOE

La voiture électrique représente à l’heure actuelle la solution immédiatement disponible la plus aboutie et la plus abordable pour répondre aux enjeux environnementaux liés au réchauffement climatique et à la pollution de l’air. Ce qui change ? Le moteur à explosion, la trappe à essence et le pot d’échappement disparaissent au profit d’un moteur électrique alimenté par une batterie. La voiture se recharge sur une borne, installée chez soi, sur le parking de son lieu de travail ou dans des lieux publics. Capable d’offrir une autonomie de plusieurs centaines de kilomètres, elle fonctionne en silence, ne consomme pas d’énergie à l’arrêt et ne rejette aucun gaz. S’y ajoute le plaisir de conduire. Le moteur électrique délivre instantanément tout le couple dont il dispose, pour offrir une accélération immédiate et fluide. Du fait de l’absence de combustion et de pièces mécaniques en mouvement, le moteur électrique offre une fiabilité exceptionnelle. Pour le conducteur, c’est la garantie d’un entretien réduit à sa plus stricte expression.

Voiture hybride : la transition

renault scenic jaune

À bord d’une voiture hybride, on trouve à la fois un moteur essence (ou diesel) et un bloc électrique programmés pour travailler de concert. Le principe ? Le moteur électrique intervient en renfort de la combustion de façon à diminuer la demande sur ce dernier et donc la consommation de carburant. La petite batterie embarquée se recharge lors des freinages ou des décélérations en convertissant la vitesse en énergie. La voiture hybride reste toutefois principalement dépendante des énergies fossiles : l’autonomie en déplacement 100 % électrique dépasse rarement quelques kilomètres.

Pour aller plus loin, les voitures hybrides rechargeables

Les voitures hybrides rechargeables, parfois désignées sous le sigle PHEV, pour Plug-in Hybrid Electric Vehicle, ambitionnent de pallier cette lacune. Le principe ? On intègre une batterie de plus grande capacité au châssis ainsi qu’une prise permettant la recharge indépendante via une prise domestique ou une borne de recharge. De cette façon, le moteur électrique devient une véritable alternative au moteur à combustion pour la plupart des déplacements du quotidien. Même si la traction thermique reste disponible pour les longues distances de type départ en vacances.

Prolonger l’autonomie grâce au moteur thermique

Une autre variante de l’hybride consiste à employer moteur et batterie électriques pour la traction et à leur adjoindre un petit moteur à essence dédié à la recharge : on parle alors de voiture électrique à prolongateur d’autonomie. Dans ce contexte, on dispose d’une batterie de capacité suffisante et d’une possibilité de recharge sur borne. La voiture est capable de rouler au quotidien en électrique, sans émission de gaz à l’échappement. Le moteur à combustion n’intervient qu’en soutien, sur un mode de fonctionnement inspiré du groupe électrogène.

Voiture à hydrogène : la challenger

Pompe hydrogène plein
Pompe à hydrogène

Aujourd’hui, la plupart des voitures électriques exploitent des batteries basées sur la technologie lithium-ion, mais il existe d’autres pistes pour stocker l’énergie. La pile à hydrogène permet par exemple de générer de l’électricité à partir du gaz du même nom, obtenu en décomposant de l’eau ou du méthane. A l’intérieur de cette pile, le gaz est converti en électricité grâce à une réaction chimique avec l’oxygène contenu dans l’air ambiant. Elle est alimentée par un réservoir contenant du gaz stocké à très haute pression (plusieurs centaines de bars). Quelques obstacles subsistent. La fabrication des piles à combustible implique par exemple des métaux rares ainsi qu’une source d’énergie, éventuellement renouvelable. Le déploiement à grande échelle implique également de mettre en place des infrastructures dédiées à la production et à la distribution d’hydrogène.

Electrique, hybride… une innovation continue

Charge de la batterie de Zoe en vue fantome

Depuis les batteries nickel cadmium, l’électrique a fait d’immenses progrès. Les accumulateurs modernes n’ont désormais plus à rougir de la comparaison avec les véhicules à essence. Cachées à l’intérieur des châssis, les batteries lithium-ion sont sûres et traitées en fin de vie par des filières de recyclage de plus en plus performantes. Elles gagnent en légèreté, en compacité et en capacité, ce qui augmente le rayon d’action des voitures qui les embarquent. Progrès technique aidant, la voiture électrique va donc devenir incontournable !

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